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Antananarivo et ses environs
Les Hautes
Terres


Histoire

Tananarive (Antananarivo)

Le XVIIe siècle
• 1610-1630, On accorde à Andrianjaka, roi Hova, la prise au roi vazimba, Rafandrana, de la plus haute des douze collines de l'Imerina (1468 mètres) appelée "Analamanga" (la colline bleue). Andrianjaka y fit bâtir un "Rova" (une forteresse) défendu par près de mille hommes. D'où son nom d'Antananarivo, "la cité des mille". N'ayant aucun document écrit, antérieur au témoignage du Français Nicolas Mayeur et à son récit qu'il fit après son voyage à l'intérieur de l'île en 1777, l'histoire de la création d'Antananarivo n'est basée que sur des traditions orales.

Le XVIIIe siècle
• 1710 Andriamasinavalona, Roi d'Antananarivo partage son royaume entre ses 4 fils. Division de l'Imerina.
• 1777 Le Français Mayeur est le premier Européen à visiter Antananarivo et en donne pour la première fois un récit écrit.
• 1794 Ramboasalama alors prince d'Ambohimanga, (plus tard, appelé Andrianampoinimerina), s'empare d'Antananarivo pour restaurer l'unité Merina. Il règnera jusqu'à sa mort.

Le XVIIIe siècle
• 1810 Radama 1er prend les rênes du pouvoir à Antananarivo.
• 1817 Le sergent Hastie, envoyé anglais, arrive à Antananarivo pour obtenir l'abolition de la traite des esclaves.
• 1820 Arrivée du pasteur Jones de la L.M.S. Ouverture de la première école à Ifidirana.
• 1824 Début des travaux de traduction de la Bible en Malgache.
• 1826 Arrivée de James Cameron
• 1827 La première imprimerie fonctionne à Antananarivo.
• 1832 Arrivée du Français Jean Laborde.
• 1839-40 Construction du Palais de la Reine (Manjakamiadana).
• 1849 Le 28 mars, Martyre des Chrétiens.
• 1852 Construction du tombeau du Premier Ministre , à l'initiative de la Reine Ranavalona 1e qui devait faire appel à l'Anglais Cameron et au Français Jean Laborde.
• 1868 à 1880 Cameron devait contribuer à doter la ville de nombreuses maisons de briques, supplantant les constructions en bois, seules permises auparavant.
• 1861 Le médecin, Dr Andrew Davidson de la L.M.S., fonde le premier dispensaire.
• 1862-63 Règne très court du Roi Radama II
• 1863-68 Règne de la Reine Rasoherina
• 1868-83 Règne de la Reine Ranavalona II
• 1883-95 Règne de la Reine Ranavalona III
Ces trois règnes successifs marquent le retour des architectes et des missionnaires européens qui fortement inspirés des temples, églises et cathédrales d'Europe commencent à bâtir des édifices religieux : Ambohipotsy (1863), Ambatonakanga (1864), Ampamarinana, Faravohitra, le petit temple à l'intérieur du Rova, la cathédrale catholique d'Andohalo et la cathédrale anglicane Saint-Laurent d'Ambohimanoro.
• 1895 Le 29 septembre marque la prise d'Antananarivo par les forces françaises commandées par le Général Duschesnes.
• 1896 Le 6 août, Madagascar est déclarée colonie française.
•1896 Le 16 Septembre, l'arrivée du Général Gallieni donne à Antananarivo un nouveau statut, celui de capitale de Madagascar. La ville se transformera alors : construction de nouvelles voies urbaines, création d'écoles primaires, fondation de l'Académie Malgache (1902), de l'Ecole de Médecine (1897), de l'Institut Pasteur (1898), de l'Assistance Médicale (1899).

Le XXe siècle
De 50 000 habitants en 1895, la capitale atteint les 70 000 habitants en 1925. Encore des transformations : création de nouveaux quartiers dont celui d'Antaninarenina (quartier administratif), celui d'Analakely (quartier commercial) dont le marché sera aménagé en 1925 ainsi que les percements des tunnels Hubert Garbit et d'Ambanidia. Depuis, la ville poursuit son extension : 160 000 habitants en 1946, 200 000 habitants en 1954 et le recensement général de la population et de l'habitat effectué en 1993 nous apprend que plus d'un million d'âmes vivent aujourd'hui dans le "Grand Antananarivo".

Antananarivo et ses environs

Villages féodaux et fortifications
La plupart des anciens villages de l'Imerina étaient fortifiés et situés sur les hauteurs des collines. Certains possédaient des systèmes défensifs comme le fossé ou "hady" qui ceinturait l'habitat communautaire. Sa profondeur pouvait atteindre jusqu'à sept mètres pour une largeur à peu près égale. Autour d'Antananarivo, de nombreux villages ont conservé leur fortification, mais l'habitat d'aujourd'hui s'étend parfois au-delà du fossé ou des murs d'enceinte de l'époque. On remarquera également les accès qui pouvaient être bloqués par des systèmes ingénieux ; l'on faisait rouler à la tombée du jour le disque en pierre qui atteignait plusieurs mètres de diamètre. On peut observer celui d'Ambohimanga, qui mesure 4 mètres de diamètre, ou celui qui se trouve à la porte d'Ambavahadimitafo à Antananarivo.

Ilafy
Dans les temps reculés, le site portait le nom d'Ambohitrakanga (la colline des pintades). Puis, étant donné les liens de parenté qu'avaient de nombreux seigneurs de l'Imerina avec les habitants du lieu, on le rebaptisa Ilafy, (de lafin-kavana - parents par alliance). Andrianjafy régnait sur le fief d'Ilafy à la fin du XVIIIe siècle, mais il fut assassiné par des partisans d'Andrianampoinimerina. Plus tard, Radama II y établit une maison de plaisir ; il aimait fréquenter le site en compagnie des jeunes aristocrates, les "Menamaso". Il fut d'abord enterré à Ilafy, mais son corps fut transféré au Rova d'Antananarivo à la fin du XIXe siècle. Ilafy vit dès 1829, s'installer la première véritable industrie malgache sous l'impulsion de deux français : Droit et Laborde.

L'usine située sur la rivière Mamba, à 3 Km au nord d'Ilafy, produisait armes et munitions pour la Reine Ranavalona. Ce n'est qu'en 1837 que Laborde abandonna le site d'Ilafy pour s'installer à Mantasoa, plus propice à ses ambitions.

Ambatofotsy

Le tombeau de J.J. Raberivelo (1903-1937)
Jean Jacques Rabearivelo fut l'un des plus grands poètes malgaches dont une épitaphe scelle à jamais son souvenir, "Ny Fasako fasako ihany, fa ny foko dia Fasana koa" ("Ma tombe est toujours ma tombe, mais mon cœur en est une autre...)

Le Tamboho de Radama
Situé au nord d'Ambatofotsy, à proximité du village de Manandriana, tamboho fortifié grâce à ses tourelles d'angle, datant du début du XIXe siècle. Cette enceinte gardée servait de lieu de dépôt pour le riz collecté par l'impôt royal.

Ambatomanga

Ambatomanga était considéré autrefois comme la limite entre l'Imerina et le pays "Bezanozano". De ce fait, c'était dans ce bourg situé sur l'ancienne route de traite, que les étrangers devaient attendre l'autorisation royale pour pénétrer dans le royaume Merina. Le commerce y était prospère grâce aux nombreux traitants étrangers. De nos jours, à l'écart de la route nationale, Ambatomanga a perdu de son activité, et c'est à travers des ruelles silencieuses que l'on se faufilera. Le village perché sur sa colline a conservé ses traditions architecturales du siècle dernier, avec ses maisons hautes à étage, ceint d'une petite balustrade, et aux toits de tuiles noircies par le temps... Les gens eux-mêmes ont préservé leurs coutumes. On croise des hommes coiffés de beaux chapeaux, et des femmes enveloppées de "lamba". Le temps a déjà ici une autre dimension. Mais Ambatomanga c'est aussi sa curiosité naturelle, cet énorme rocher granitique qui a donné son nom au village.

Ambohidratrimo

Le site d'Ambohidratrimo fut occupé bien avant qu'Andriamasinavalona (roi d'Antananarivo de 1675 à 1710) place la colline sous la tutelle de son fils Andriantompoinimerina. Ambitieux et insatisfait de son "maigre héritage", ce dernier enleva son propre père pour obtenir en échange le pouvoir sur l'ensemble de l'Imerina. Le père ne céda point et peu après sa libération, Andriantompoinimerina mourut d'étranglement.
En raison de sa mauvaise conduite, son tombeau fut construit à distance des autres tombes royales, et ne fut jamais entretenu suivant les consignes d'Andriamasinavalona.

Antsahadinta

Cette localité, située au sud-ouest d'Antananarivo, aurait été fondée vers le XVIIIe siècle par le Roi Andriamangarira. Plusieurs maisons traditionnelles datant du siècle dernier, bâties en bois et en fibres de végétaux, rappellent la physionomie des anciens villages de l'Imerina. Emprunter le chemin qui mène au Rova - sur un rocher, on peut voir le tombeau du Roi Andriamangarira, constitué de pierres sèches. Arrivée sur une esplanade où sont bâtis plusieurs tombeaux surmontés de "Tranomasina"...

Alasora

Située au sud-est de Tananarive, la colline d'Alasora fut au cours du XVIe siècle le fief des souverains de l'Imerina. Andriamanelo descendant de la reine Rangita, y installa alors sa capitale. Par la suite, bien que le centre du royaume se soit déplacé vers Ambohimanga puis vers Tananarive, Alasora n'en conservera pas moins une certaine importance et Mayeur lors de son deuxième voyage à travers les Hautes terres en 1785 fut témoin d'une bataille qui opposa le roi de Tananarive aux gens d'alasora.
Lors de l'avènement d'Andrianampoinimerina, qui allait unifier l'Imerina, les habitants d'alasora acceptèrent sa suzeraineté et le grand roi y installa une de ses douze épouses Ramanantenasoa. deux beaux figuiers sacrés d'Alasora. Des vestiges de défense par la technique des fossés ou "Hady" sont encore visibles. Par endroits, les fossés sont doublés voire triplés. À proximité, on remarque un monument datant de 1964 et érigé en mémoire de la reine "Rafohy" sur l'emplacement où elle aurait été enterrée. On peut aussi voir deux arbres caractéristiques entrelacés que l'on nomme "nonoka". Cette figure naturelle symbolise les destins des deux souverains Andriamanelo et Andrianampoinimerina. À l'emplacement de l'ancienne tombe d'Andriamanelo a été rebâti un tombeau d'allure plus contemporaine. Devant le tombeau se trouve une pierre prévue à recevoir diverses offrandes et libations ainsi que des sacrifices rituels car c'est un lieu de culte voué à l'ancêtre royal.
D'autres tombeaux sont visibles ainsi que le tracé de ce qui était la place royale ou "Kianja".Au nord d'Alasora, on pourra apercevoir les restes d'un ancien village abandonné, Ambohimanoa ou "village de la soumission".



















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