Découverte en moto


A la découverte des paysages et régions de Madagascar en moto. De un à plusieurs jours de raids et balades découvertes.

 
 

Une randonnée en saison des pluies

Localisation



 

 
Traversée d'un village
 

 
Mais que choisir ?
 

 
Paysage typique des Hauts-Plateaux
 

 
Retour à Tana

A force de faire de la moto (et du VTT) et des randonnées depuis une bonne vingtaine d’années à Madagascar, ça finit par se savoir et c’est ainsi que de Nouvelle Calédonie je reçois un mail venant d’un copain de copain qui habite là-bas.

Thierry me demande si je peux lui organiser un petit circuit en moto car il débarquera à Madagascar courant Janvier 2010. Il y vient pour la première fois et principalement pour décompresser et aussi reconnaître le pays pour éventuellement y faire venir une bande de copains motards courant d’année 2011.

Organiser un circuit en Janvier période de pluies, le choix est vraiment restreint car les pistes sont souvent impraticable et puis se faire doucher ou devoir rester à l’abri en attendant que passe l’orage y’a mieux comme programme.

Malgré tout je lui propose trois jours au départ de Tana pour aller sur Antsirabe puis en deuxième étape Ambositra et enfin retour le troisième jour sur Tana. Le tout par les pistes bien entendu mais en fonction de la météo, on verra sur place….

 

Je l’interroge sur son expérience de motard pour ne pas m’engager avec un débutant sur des pistes trop difficiles, on ne sait jamais. Pas de problème, en Calédonie il roule en WR 450, donc client sérieux à priori !

 

Equipements :

Pour moi, ma 450 EXC KTM et pour Thierry une 300 KLR Kawasaki qu’un ami me laisse chez moi à l’année.

 

J1 – Le 22 janvier

Antananarivo – Antsirabe : 197 km

Par chance le début d’année a été relativement sec, pas de grosses précipitations sur Tana. Allons-nous avoir des pistes sèches ?

Nous quittons Tana de bonne heure, il ne pleut pas, pour prendre la RN1 direction l’ouest vers Arivonimamo. Au PK40 nous obliquons plein sud sur la piste qui va vers Malalalondo - Faratsiho.

Là immédiatement changement de programme, la piste de latérite est complètement trempée par une pluie nocturne : bien brillante et lisse comme du verglas, ça va être chaud, va falloir faire gaffe et serrer les fesses pour pas se vautrer. Je passe devant et comme il fallait s’y attendre ça glisse, mais ça glisse très fort !

Résultat, j’ai pas fait un kilomètre que je me retrouve par terre, chute brutale. Ca sonne un peu surtout au démarrage, premier jour de la randonnée. On décide d’y aller mollo, surtout moi.

Thierry vraiment à l’aise passe devant et me distance rapidement. On franchit de nombreux gros bourbiers où l’on s’en met jusqu’en haut du casque. Quelques kilomètres plus loin je rejoins Thierry qui est dans le fossé, la moto en sens inverse de la route….il est allé un peu vite dans une zone boueuse et s’est vautré. Pas de mal, c’est une chance car il roulait vite.

On continue assez difficilement en direction de Malalalondo. Je mets en garde Thierry qu’ici nous sommes à Madagascar en brousse et pas en Calédonie avec ambulances, SAMU et services de secours sur simple appel téléphonique…. Ca ne l’empêchera pas de rater un virage et de se retrouver une fois de plus dans le fossé peu de temps après. Là il faut qu’il se calme et en effet ça lui servira de leçon.

Nous assistons pendant un moment au désembourbage d’un taxi brousse sur cette piste. C’est impressionnant de voir comment ces anciens Renault Goélette arrivent à passer coûte que coûte sur ces pistes.

Un peu plus loin on s’arrête car la Kawa a une fuite d’huile. En fait j’avais fait moi-même la vidange moteur et mal remis le joint torique d’étanchéité du couvercle du filtre à huile. Résultat, le joint est pincé et ça fuit, il n’y a rien à faire pour réparer, faut continuer, on verra ça sur Antsirabe.




D’un commun accord nous décidons d’arrêter les pistes et les bourbiers pour rejoindre Antsirabe via Sambaina, c’est la sagesse plutôt que de prendre la piste directe de Vinaninony qui débouche au nord de la ville d’eau.

 Arrivée sur Antsirabe on se pose à l’Hôtel Le Retrait (curieux nom !) et faisons le tour des quincailleries pour trouver ce fameux joint torique. Impossible à trouver, pas la bonne taille. Je vais voir Jean Marc qui loue des VTT et organise des randonnées à cheval, moto…et lui expose notre problème. Une demi-heure après il revient avec un joint qui va faire l’affaire. Problème technique réglé.

Nous partons ensuite à la recherche d’un atelier d’artisan des cornes. Thierry qui est collectionneur de couteaux est venu avec un lot d’Opinel standard dans le but de les faire transformer ici avec des manches en cornes et en bois. Nous allons à l’atelier des Trois Frères qui comprennent bien les exigences de Thierry, l’affaire est conclue, il repassera les prendre d’ici 2 semaines.

Vu l’expérience du jour on fait une prière pour que la suite ne soit pas aussi difficile et « casse gueule ».

 

J2 – Le 23 janvier

Antsirabe – Ambositra : 200 km

Beau temps au réveil, grand soleil, aucun nuage à l’horizon !

Nous partons direction Tritriva, les pistes sont parfaitement sèches et sans poussières, difficile à croire. De Tritriva prendre la bifurcation vers le Sud direction Soavina. A partir de là les paysages sont magnifiques, c’est vraiment la brousse. Je fais une petite erreur de choix de piste et devons rebrousser chemin des 10 km dans la mauvaise direction. Ca arrive souvent surtout quand la piste est trop belle et que l’on se prend à rouler un peu trop vite et donc moins attentif à la direction à suivre.

Nous nous arrêtons souvent surtout pour Thierry qui veut prendre des photos et des vidéos avec sa mini caméra numérique. A chaque fois c’est l’attroupement des villageois trop contents d’avoir un peu de spectacles surtout quand on leur montre les vidéos avec eux dessus, c’est la grande rigolade assurée !

Nous tombons sur une grosse difficulté impossible à contourner : la piste est effondrée par les pluies et donc quasiment coupée, il faut passer dans un bourbier impossible à raconter. On y passe au moins une heure, moto par moto en poussant, tirant….

Arrivée au bac de Soavina. Des travaux sont en cours pour réhabiliter le vieux débarcadère. Nous traversons avec le vieux bac.

De là l’idée est d’emprunter la petite piste qui longe la rivière Mania pour arriver directement à Ambositra. Après 5 km nous devons malheureusement rebrousser chemin car la piste est impraticable, insister nous ferait prendre le risque de tomber un peu plus loin sur une autre grosse difficulté et finalement d’être bloqués. Nous prenons sagement la route goudronnée jusqu’à Ambositra.



 

A Ambositra direction le Grand Hôtel d’Ambositra, c’est un incontournable surtout pour faire vivre une expérience « hors du temps » à Thierry venant de Nouvelle Calédonie. Cet Hôtel est resté dans son jus depuis des lustres et malgré son inconfort il a gardé un cachet inimitable, de plus on y mange très bien.

L’après midi se passe à rechercher un atelier d’artisan du bois ce qui à Ambositra n’est pas difficile puisque c’est la Capitale des Artisans du Bois. En face de l’Hôtel nous laissons deux couteaux Opinel qui seront transformés avec manches palissandre et autres bois précieux et à récupérer d’ici deux semaines.

 

J3 – le 24 Janvier

Ambositra – Antananarivo : 304 km

A la sortie nord de la ville nous prenons plein Est pour la piste qui passe par Mahazoarivo et atteindre Fandriana. Aucune difficulté, la piste est pratiquement sèche, pas glissante. On traverse de magnifiques zones de rizières en étages. Les villages ont parfois des maisons relativement cossues par rapport à ce que l’on peut voir ailleurs en brousse. Manifestement une région riche et surtout des paysans Betsileo travailleurs.

A Fandriana, petit casse croûte sur la place du marché avant de continuer plein nord vers Tsarazaza. Là petit moment de délire moto car il y a une côte superbe dans une forêt, ça monte bien en virages serrés, des cailloux, des ornières, super quoi ! On attaque à fond en se tirant la bourre tous les deux, pas moyen de le larguer le Caldoche malgré la puissance de ma machine, il est bon ou alors inconscient ? va savoir ??

Sur le plateau on se calme, on prend des photos, la vie est belle. A Soanindrariny nous continuons vers Antanifotsy pour rejoindre la RN7 et rentrer sur Tana. Mais une fois arrivés à Behenjy à 40 km au sud de Tana (la capitale du foie gras tout de même) on reprend la piste vers le nord ouest direction Imerintsiatosika sur la RN1. Jolie piste que je pratiquais il y a quelques années en VTT et que je n’ai pas eu l’occasion de refaire depuis plus de 17 ans.
 

Bien qu’il soit un peu tard dans l’après midi ça ne devrait pas poser de problème pour rentrer sur Tana avant la nuit, c’est ça, c’est ça…….

On commence par une crevaison au milieu d’un immense bourbier, faut nettoyer la moto et la roue avant d’y voir clair. Bon, on répare et accélérons le rythme. Ce qui devait arriver arriva, Thierry se vautre bien et moi ensuite, ça calme ! Malgré tout ça nous atteignons la RN1 et Tana en début de nuit, chaud le retour !

 

Conclusion

Petit circuit sympa de trois jours et 700 km (un peu trop de route mais à cette époque c’est un moindre mal). Nous avons eu beaucoup de chance de pouvoir le réaliser en pleine saison des pluies. Les deux passages autour de l’Ankaratra ont bien été boueux à souhait et donc glissants, les gamelles c’étaient là et pas ailleurs, heureusement sans gravité.

Thierry continuera son séjour en taxi brousse sur Tuléar et récupérera au retour ses couteaux à Ambositra mais l’artisan n’avait rien fait (?), par contre celui d’Antsirabe lui remettra deux magnifiques Opinels en manches en corne.

Il garde de son circuit d’excellents souvenirs surtout d’un pays béni pour la moto enduro avec une absence totale de barrières ou de barbelés qui permet d’aller un peu où l’on décide d’aller. Les limites sont surtout liées au pilote qui peut se lancer sur certaines pistes suivant le niveau technique qu’il possède ou pas.

 

 

 

 




 
 

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