Découverte en moto


A la découverte des paysages et régions de Madagascar en moto. De un à plusieurs jours de raids et balades découvertes.

 
 

Le Circuit des massifs

Localisation



 

 
Les Hauts-Plateaux
 

 
Chutes
 

 
Troupeau de Zébus
 

 
Nature profonde
 

 
Baobabs
 

 
Isalo
 

 
Traversée en bac
 

 
Canyon de boue
 

 
Reprendre des forces pour le retour
 

 
Sur le chemin du retour


Prologue
Depuis de nombreuses années j’avais pris l’habitude de faire des randonnées moto souvent seul et quelquefois avec de bons amis venus partager avec moi ces découvertes du pays et des moments inoubliables.
Au cours d’une petite sortie entre copains un week-end en avril dernier dans les environs de Tana j’ai fait la connaissance de Lionel, mon futur partenaire pour ce raid. Après avoir roulé toute la journée ensemble et discuté de choses et d’autres mais surtout de moto, je  faisais part de mon projet de raid dans le sud ouest du pays. Vivement intéressé par cette randonnée, il veut rapidement en faire partie car depuis trois ans à Madagascar il n’a jamais eu l’occasion de faire ce genre d’expérience et sur le départ avant de quitter définitivement l’île ce serait pour lui une occasion inespérée de réaliser enfin un grand tour en moto.
Bien que nous connaissant depuis très peu de temps nous décidons de partir ensemble car nos profils paraissent proches : âge (bien que Lionel me traite, à juste titre et sans respect, d’ancêtre !), goût de la moto enduro, plaisir de la randonnée et de l’aventure dès que l’on quitte les abords des grandes villes.

Dans les jours qui suivent nous mettons au point le programme du circuit que je décide d’appeler « Le Circuit des Massifs » car il nous fait passer à l’ouest de l’Ankaratra (sud de Tana) vers Betafo puis traverser l’Itremo au départ d’Ambatofinandrahana en direction de l’ouest, ensuite descendre plein sud depuis Malaimbandy à l’est du Makay et de l’Isalo direction Ranohira puis depuis Ihosy passer sous l’Andringitra à Ivohibe direction côte est Farafangana. De là nous prévoyons de remonter à travers la forêt humide en passant par Ranomafana puis Ambositra et terminer le retour sur Tana par d’autres pistes le long de la RN7. Le programme prévoit environ 2O00 km dont plus de 80% de pistes à réaliser en une douzaine de jours. Le terme « environ » est important car il est impossible de savoir à l’avance quelles difficultés nous allons rencontrer sur des pistes dont plus de la moitié seront pour moi une découverte. Quant à Lionel l’ensemble du circuit sera pour lui une grande première ! Le départ est fixé début Mai.

Un peu de technique pour les connaisseurs :
Comme machine nous avons : moi, une 400 EXC KTM et Lionel une 250 EXC-F KTM également, toutes les deux récentes et parfaitement entretenues et équipées de  réservoir de 13 litres, pneus neufs avec chambres renforcées (bibs mousses trop chères !).
L’équipement doit être réduit au maximum afin de limiter le poids de nos sacs à dos : juste de quoi se changer le soir à chaque étape et un peu d’outils au cas où….et bien sûr de quoi réparer les inévitables crevaisons. Pour terminer, nous emportons chacun un petit bidon de 5 litres dans le sac à dos pour complément d’essence lors des grandes étapes ainsi qu’une réserve d’eau de 2 litres dans le sac (type camelback). Notre consommation en utilisation normale sur piste, c’est-à-dire, piste roulante est de 4,5 à 5 litres aux 100km soit une autonomie de 230 à 250 km. On verra ce qu’il en adviendra…..

C’est parti !

Jour 1 - le 5 Mai
Antananarivo – Betafo (Lac Andraikiba) : 210 km

Départ de Tana à 06.00, principalement pour éviter les embouteillages car les automobilistes font peu de cas des motards, donc la prudence est la règle dès que nous sommes sur le bitume.
Nous sortons de Tana vers l’ouest par la RN1 direction Arivonimamo où se trouvait autrefois l’aéroport international avant celui d’Ivato.
Au Pk40 nous prenons la piste à gauche vers le sud : bonne piste de latérite bien sèche et sans poussière car la saison des pluies n’est pas très loin derrière nous. Immédiatement nous avons cette sensation d’aventure lorsque nous roulons sur les hauts plateaux : immensité des paysages, plus de voitures mais encore quelques rares taxis brousses et surtout des charrettes à zébus. Le massif de l’Ankaratra sur notre gauche, entièrement dégagé, culmine à 2600 m.
Le beau temps est de la partie avec un ciel sans nuage….bref, tout démarre bien et comme échauffement c’est l’idéal.
Les choses un peu sérieuses commencent après Faratsiho lorsque nous attaquons une petite piste de charrettes encore inondée par les dernières pluies. Avec la boue et les cailloux bien glissants nous voilà déjà dans le vif du sujet et surtout couverts de boue !
La suite de la piste qui descend vers Betafo sera difficile car d’une part nous subissons une bonne averse et d’autre part la piste est pleine de cailloux qui nous martyrisent les bras et articulations avec également le risque de glissade sur ces galets trempés.
Nous arrivons à Betafo et nous dirigeons vers le lac Andraikibo pour passer la nuit.
Etape du jour : 247 km avec réserve supplémentaire d’essence – on aurait pu refaire le plein à Faratsiho…
L’hôtel où nous nous arrêtons est vide à cette époque de l’année. Nous y mangeons relativement mal et lorsque le matin nous demandons du pain pour le petit déjeuner on nous sort un pain momifié alors que le village n’est pas loin ! Je ne citerais pas cet hôtel face au Lac Andraikibo…..Autant aller jusqu’à Antsirabe pas loin.

Jour 2 - le 06 Mai

Betafo – Ambatofinandrahana : 146 km
Nous quittons un peu en rogne cet hôtel et reprenons de suite la piste direction Ambatofinandrahana notre prochaine étape.
La piste passe sous la colline ou le cratère du fameux Lac Tritriva puis continue dans un paysage de collines et de plateaux couverts de culture. La quantité de charrettes que nous croisons est impressionnante, elles transportent toutes du riz. Les paysans saluent et nous leur répondons à chaque fois en prenant garde de ralentir pour ne pas effaroucher les attelages de zébus et aussi pour éviter de faire trop de bruit et de poussière.
Après 2 heures de superbes pistes et paysages nous arrivons au bac de Soavina. Le bac vient nous chercher, nous montons les motos par d’étroites planches de bois et traversons la rivière. L’avancement du bac se fait grâce à l’angle que fait le bac avec le courant qui le pousse alors tout simplement et sans moteur vers l’autre rive, simplissime, économique et sans fatigue.
Nous refaisons quelques litres d’essence achetés dans une épicerie et repartons vers Ambatofinandrahana par une route bitumée en état très moyen. Mieux vaut une bonne piste qu’une route dégradée !
Etape du jour : 138 km
Arrivée en milieu d’après midi à L’Auberge Marbre chez Madame Noro. Là nous sommes en terrain connu puisque je m’y arrête à chaque fois que je passe par cette ville avant de prendre la piste direction Morondava. L’Auberge Marbre est aussi la halte préférée des autres motards car l’accueil y est vraiment chaleureux, la patronne Mme Noro et son mari d’une extrême gentillesse, la cuisine abondante….que demander de plus ?
Fin d’après midi au bourg pour boire une bière bien fraîche, faire laver quelques affaires pour partir propre le lendemain et nous voilà au lit à 19.00 car ici il n’y a pas grand-chose à faire de plus le soir et puis autant se reposer pour être dispo pour demain matin, une grande étape nous attend.

Jour 3 - le 07 Mai

Ambatofinandrahana – Malaimbandy : 215 km
Cette étape qui nous conduit à Malaimbandy est une étape connue des motards qui font le circuit de Tana vers Tulear. La piste traverse le massif de l’Itremo qui culmine à 2000 m.
Nous partons comme d’habitude de bonne heure après un sérieux petit déjeuner. Le plein d’essence est fait ainsi que celui du bidon supplémentaire. Madame Noro nous a préparé des sandwichs pour pas mourir de faim en cours de route….
On commence par se faire arrêter au poste de gendarmerie du contrôle routier en sortie du bourg, contrôle des papiers ! ça énerve un peu mais il ne faut pas le montrer car le but du gendarme est surtout de voir à quoi nous ressemblons et regarder les motos.
Le reste de l’étape c’est du plaisir du début à la fin : une piste fabuleuse avec traversée de l’Itremo (ça caille un peu là haut !), décor minéral dans ce massif où les cristaux et pierres précieuses sont la particularité. Refaite en partie depuis peu de temps la piste est bien plus praticable maintenant. Je me souviens y être passé il ya quelques années où les passages acrobatiques et les ponts sans platelages étaient la norme. Mon premier passage date de…..1993 en 350 TT tout seul au départ de Morondava pour arriver à Ambositra le soir !!!!!
Après la piste caillouteuse au passage du massif nous parcourons une succession de plateaux recouverts d’herbes assez hautes car pas encore brûlées. L’époque des feux de brousse démarre en août. C’est un régal de rouler rapidement sur ces grandes étendues où l’on ne croise que quelques personnes et autres gardiens de troupeaux de zébus.
Au passage du village de Janjina, limite ouest des plateaux avant d’entamer la grande descente vers Malaimbandy, nous nous y arrêtons pour un petit salut amical en souvenir d’une nuit passée en octobre dernier. Lors de mon précédent passage un copain motard y a fait une petite chute mais à conséquences importantes puisqu’il avait fallu appeler un hélicoptère pour l’évacuer. La population du village nous avait reçus d’une manière exemplaire et puis le souvenir pour eux tous de l’hélico venant se poser à côté de leurs cases restera certainement un grand moment. Quelques villageois demandent des nouvelles du blessé : « comment va Jérôme ? » je retransmettrai cette sympathique pensée à l’intéressé à mon retour à Tana.
En bas du plateau le paysage n’est plus le même, brousse sèche, sable et cailloux, multiples pistes qui s’entrecroisent et premier passage de rivière, ce ne sera pas le dernier !
Arrivée à Malaimbandy sans encombre, nous refaisons le plein chez un habitant qui fait office de station (derrière l’église) et en profitons pour nous renseigner sur l’étape du lendemain vers le sud et la ville de Beroroha. A partir de là je ne connais plus et les rares renseignements collectés à Tana chez les pros des raids moto ne m’ont pas apporté beaucoup d’explications.
Là c’est du grand n’importe quoi ! On nous raconte que les taxis brousses y vont tous les jours sans problèmes, que des camions font aussi la piste et dont il suffira de suivre les traces….vu que certain ont les yeux un peu rouges et injectés de sang on comprend que leur informations c’est pour se marrer ou alors histoire de dire quelque chose aux vazaha que nous sommes.
Après les pleins d’essence, réservoirs et trois litres environ de réserve, nous prenons la direction de l’Hôtel Le Badika au carrefour de la route nationale. Bungalow sympa, douche froide mais sans problème car il y fait vraiment chaud, petite lessive comme tous les jours et dîner au restaurant où nous avons commandé du canard sauvage (du vivi en malgache). Le canard était fondant, délicieux, rien à dire !
Etape du jour : 219 km

Jour 4 - le 08 Mai
Malaimbandy – Beroroha : 207 km
Le matin au réveil petite appréhension tout de même face à l’étape du jour : 207 km en direction inconnue, sans traces ou point GPS…..bon, faut y aller, on ne va pas se plaindre non plus !
La veille, Lionel avait été reconnaître le point de départ de la piste en sortie de Malaimbandy et roulé quelques km histoire de voir à quoi ça ressemblait. Commentaires au retour : « c’est du gâteau, du sable comme tu aimes et des traces à suivre….. », »de toute façon pas de problème j’ai préparé consciencieusement un road book avec tous les points de passage…. » Puisque c’est comme ça, allons y !
En effet les débuts sont vraiment sympas avec des pistes de sable assez facile puis petit à petit les choses se compliquent. D’abord il faut demander en permanence son chemin à chaque fois que nous rencontrons quelqu’un ou traversons un village ou plutôt un hameau. La piste se divise et se perd tous les 2 km ce qui rend un tracé de carte totalement inutile. Le pauvre Lionel est très déçu de voir son road book inutilisable et moi je me marre car je connais le truc. Il me fait le coup du gars vexé comme quoi je le savais et lui avais rien dit, bon moi c’était pour le laisser s’amuser à se préparer Son raid, ça fait partie du jeu et du plaisir la préparation les semaines précédentes.
De passages de rivière en passage de rivière et de hameau en hameau on avance mais pas vite, vraiment pas vite ! L’heure tourne et on ne sait jamais vraiment où on en est sur cette foutue piste.
Nous finissons par arriver à Mandronarivo après avoir bu des litres d’eau à cause de la chaleur. Par expérience je me dis qu’à partir de là ça devrait aller mieux pour rallier Beroroha………hihihihih, tout faux camarade !
Alors que sur la carte nous devions attaquer une piste « correcte » nous sommes dans la panade, du sable mou au milieu des broussailles, des rivières en pagaille mais ça c’est plutôt marrant à traverser, bref, on se perd trois fois on fait demi tour, on se reperd, résultat on n’avance pas beaucoup dans la bonne direction. Et puis aussi la fatigue commence à se faire sentir car on roule depuis le matin 7 heures. Cerise sur le gâteau on traverse une zone rocheuse où la piste est carrément trialisante avec des descentes sport au milieu des cailloux, sous la chaleur….pas facile. Lors d’une petite halte pour reprendre du souffle et boire un coup je vois mon Lionel assis sur le bas côté et pas vraiment bien le jeunot là !! m’as l’air un peu fatigué mon gars. Moi aussi je ne suis pas vraiment frais mais faut montrer l’exemple. En fait il a les bras en compote et chaque coup et secousse lui font vraiment mal aux articulations. Il se fait tard et je nous vois mal à Beroroha avant la nuit, il nous reste X km, va savoir où nous sommes ???
On continue tout de même, ça fait un peu caravane du dernier jour notre équipe ! en plus Lionel peste sur son pneu arrière tout neuf de Tana et qui est déjà en miettes, les crampons tout arrachés ou presque, pas facile de négocier les passages de sable comme ça.
Comme prévue la nuit arrive et nous voilà dans un village où tous les habitants ont fui comme d’habitude lorsqu’ils entendent arriver des motos comme les nôtres. Après quelques minutes ils finissent par se rassembler autour de nous et puis rapidement c’est tout le village qui est là autour. Avec mes rudiments de malgache j’essaie de savoir où nous sommes, à combien de km de Beroroha, etc….Et là surprise nous qui pensions en être plus qu’à quelques km on s’aperçoit qu’il nous en reste encore 50 ! C’est la tuile ! Va falloir passer la nuit ici et surtout résoudre le problème de l’essence car Lionel est sur réserve, quasiment au sec. Moi il m’en reste encore curieusement malgré la puissance supérieure de ma moto, faut croire que dans le sable je consomme moins que sa 250 qui doit rester dans les tours pour passer.
Après environ une dizaine d’heures de moto, j’essaie de négocier de quoi passer la nuit et surtout d’envoyer des hommes chercher de l’essence avec nos bidons. Les choses se compliquent car tout le monde est excité, nous très fatigués et mon malgache s’embrouille. Je comprends évidement qu’il est question d’argent mais de part et d’autre impossible de se comprendre même en écrivant sur des morceaux de papiers et puis pas de raison de se faire « enfler » non plus, hein ! le ton monte, le temps passe et en fin de compte on se met d’accord sur un prix d’aller et retour à pied de nuit des 50km aller à Beroroha plus le montant en essence et l’argent de poche pour les repas, je paie pas vraiment rassuré de voir les deux volontaires peut-être aller se planquer dans une case du village et faire la fête avec notre argent et disparaître, bon, on a pas le choix ! Allons dormir !
Les villageois nous prêtent une case ce qui est dans la tradition malgache et surprise avec un matelas de paille ET une moustiquaire, le Hilton ou presque ! Un brin de toilette avec un seau qu’on nous apporte, nous dégustons tout doucement les biscuits qui nous restent et passons ainsi le début de soirée à la lueur d’une bougie. Un toctoc à la porte nous réveille à moitié, c’est la propriétaire de la case qui nous apporte sur un plateau un plat de riz et un autre de petits poissons grillés. Quand on connaît l’état d’extrême pauvreté de ces gens on ne peut qu’être touché par autant de gentillesse et de sollicitude surtout que les premiers contacts n’avaient pas été des plus chaleureux…..
En définitive nous sommes à Makaikely (ce qui veut dire le « petit Makay » du nom du massif que nous longeons) et nous avons déjà effectué 212 km.
Mais attendez, ne quittez pas, c’est pas fini ! Demain sera un nouveau jour !

Jour 5-  le 09 Mai
Makaikely – Makaikely : 0 km

Après une bonne nuit (oui, oui !) sur notre matelas de paille, un peu serrés tout de même car Lionel prenait toute la place, réveil au petit matin mais sans petit déjeuner au bungalow, faut pas rêver tout de même.
J’oubliais un début de nuit la veille, un peu chaud avec une bande de jeunes du village venus faire les malins devant notre case, musique de cassette à fond, à hurler, danser….pas fiers dans notre petite case. En fait ils étaient juste là pour montrer qu’ils existaient mais je pense qu’il valait mieux ne rien dire et attendre que ça se calme tout seul.
Donc le matin on se dit que nos gars gugusses partis à pied hier au soir c’est un peu risqué de tout miser dessus pour attendre notre essence et quitter le village, on ne va pas y rester 15 jours non plus à attendre que quelqu’un vienne nous apporter un joli bidon plein d’essence…
Je décide de partir seul après avoir vidé le réservoir de Lionel et estimé qu’avec 2 ou 3 litres je pourrais rouler jusqu’à Beroroha. Me voilà parti le matin pour les 50 km qui restent. Donc pas d’angoisse ni de stress pour un aller retour de 100km, ce n’est pas la première fois que ça m’arrive.
Aucune difficulté particulière jusqu’aux abords de Beroroha que j’aperçois derrière une zone de rizières. Je dis bien derrière car la piste est coupée par des rizières, il suffit d’en faire le tour m’expliquent plus ou moins les locaux. Alors qu’il ne me restait pas plus de 2 km j’ai dû en faire 25 en plus de 3 heures à essayer de trouver un passage me rapprochant du village, à chaque fois il me fallait faire demi-tour car la piste était en cul de sac et puis le temps passait. En fin de compte je charge un guide avec moi pour me montrer le passage et enfin j’arrive à Beroroha alors qu’il est déjà plus de midi. Et surprise à l’entrée de Beroroha sur qui je tombe ? sur mes deux gus du village partis chercher l’essence ! ils ne sont pas peu fiers d’être déjà là et je comprends qu’ils attendent l’essence car ici il n’y en a plus !!!! il faut traverser la grande rivière avec le bac ou la pirogue et aller en chercher en face chez le commerçant indien. Ouhhh, c’est mal engagé notre affaire et Lionel qui attend au village …. Je passe un peu de temps chez un commerçant indien qui me donne l’hospitalité (douche, déjeuner et sieste réparatrice). Vers 15.00 l’essence arrive que je transfère dans mon réservoir et immédiatement je reprends la piste de retour vers Makaikely, y’a pas de temps à perdre et puis il suffit de suivre mes traces de l’aller…….bien sûr, bien sûr, ce serait trop simple.
Vu le nombre de zébus, de charrettes, de piétons qui sont passés sur ce chemin je ne retrouve plus rien et me laisse aller à mon intuition qui ne me trompe que rarement. Ce jour doit en faire partie car là je suis perdu, planté à tourner et retourner en rond pendant 2 heures, impossible de retrouver mon chemin ! c’est pas possible une chose pareil, ça m’arrive à moi !
Et mon sauveur arriva, un malgache sur sa petite Yamaha 100cc qui allait vers le nord et qui se propose de me montrer le chemin. Je le suis mais vraiment sans conviction puisque manifestement ce n’est pas du tout par là que je suis passé et puis il roule à 2 à l’heure alors que je pourrais tracer sur ma moto….j’enrage ! Au bout d’un long moment nous arrivons à une rivière et là il me dit « suffit de traverser puis de suivre la piste, Makaikely c’est là bas…. » ben voyons, facile. A tout hasard je lui demande d’attendre que j’ai traversé la rivière avant de reprendre son chemin. Bien m’en a pris car j’avais à peine fait 10 mètres que me voilà lamentablement ensablé avec ma superbe enduro KTM compétition et tout et tout….un peu ridicule quoi ! Gentiment il vient m’aider à pousser la moto et atteindre la berge d’en face, là je suis « rincé », en botte et tenue complète avec le casque c’est un vrai calvaire de pousser la bécane, l’infarctus me guette pas moins. Faut y aller, Lionel m’attend toujours et doit ou devrait (?) commencer à s’inquiéter. Le reste du chemin se passe bien, c’était bien une bonne piste pour y arriver, mais il est tard et donc deuxième nuit au village chez l’habitant.
Etape du jour : 100 km non prévus dans le programme initial.

Le soir je ne suis pas vraiment en pleine forme. Lionel lui a passé son temps à nettoyer sa moto, se baigner dans la rivière et rechercher de l’ombre en tournant autour de la case avec sa chaise à fuir le soleil.
De nouveau, divine surprise au dîner, l’hôtesse nous apporte du poulet au riz, succulent, vraiment.
Dans la nuit nos deux gars chercheurs d’essence arrivent à pied de Beroroha…….ils ne se sont pas ensablés au passage de la rivière eux au moins, fastoche !

Jour 6 - le 10 Mai
Makaikely – Ihosy : 295 km

Après de multiples remerciements et bonnes gratifications à l’hôtesse, nous quittons Makaikely pour reprendre la piste empruntée hier. Cette fois ci je n’ai aucune difficulté à retrouver ma route, nous arrivons à Beroroha, traversons en bac la rivière Mangoky et refaisons les pleins à Mahabo-Fanjakana.
La piste qui descend vers Ranohira en longeant le massif de l’Isalo nous paraît du gâteau en comparaison de ce que nous avons passé.
Déjeuner à Ranohira à l’Orchidée puis 100 km environ de bitume pour arriver à Ihosy. De là nous téléphonons à Tana pour commander d’urgence un pneu ou alors c’est l’arrêt du circuit et le retour penaud sur Tana.
Etape du jour : 295 km, facile mais superbe tout le long de l’Isalo en toile de fond, grandiose et vraiment inoubliable.

A Ihosy nous descendons au Zahamotel ou plus connu sous le nom d’Ex-Hôtel Chez Farjon. C’est pas terrible mais on y mange bien et puis ici il n’y a pas grand-chose de mieux. On en profite pour faire une vidange des motos et attendre le pneu commandé qui doit arriver le lendemain matin par taxi brousse.

Jour 7 -  le 11 Mai

Ihosy – Farafangana : 220 km
Comme prévu le pneu arrive bien aux premières heures du jour par Taxi Be de Tana. Merci au copain François de chez Traces qui a solutionné aussi efficacement notre problème. Il est vite installé et nous repartons direction l’Est par Ivohibe à destination de la ville côtière de Farafangana. Nous avons 280 km de pistes au programme du jour. Nouvelle piste pour moi.
Journée F.A.B.U.L.E.U.S.E !!! que du plaisir sur une grande piste (la RN27) moitié sable moitié terre bien dure, quelques zones de cailloux mais rien de difficile. Tout va bien Lionel ne râle plus après son pneu qui était pourri et n’a plus d’excuse pour « allumer grave », on se tape des pointes à 120…. et puis des paysages somptueux plus particulièrement l’arrivée au col qui permet de découvrir la côte Est, bref, on en prend plein la gueule tellement c’est impressionnant. Après ça c’est la descente vers la côte à travers la forêt et puis toujours pas un chat sur la piste. Ivohibe, petite halte dans cette bourgade du bout du monde, on y déjeune très bien dans un petit restaurant chinois. Le Pic d’Ivohibe, faisant partie du massif de l’Andringitra, surplombe le bourg du haut de ses 2070 m.
La fin de la journée est un peu plus difficile à cause de la fatigue et de la piste qui devient cassante, cailloux, ornières et nombreux trous, faut rester vigilant.

Farafangana, arrivée en fin d’après midi et pourtant nous n’avons pas trainé en chemin. On se trouve un hôtel, Les Cocotiers. La routine quand on arrive à l’étape : petite lessive que nous faisons ou faisons faire quand c’est possible, coup d’œil aux machines mais rien à signaler, recherche du restaurant pour dîner, ce sera à l’hôtel même. Pas terrible.
Etape du jour : 285 km

A l’hôtel on s’énerve un peu avec le réceptionniste qui veut nous arnaquer sur la chambre, Lionel n’aime pas mais pas du tout ça !

Jour 8 - le 12 Mai

Farafangana – Ifanadiana : 258 km
Ca démarre fort le matin avec la réception de l’hôtel qui nous contrarie fortement et donc l’énervement nous guette surtout que la personne habilité à faire la facture n’est pas là et que nous voudrions partir rapidement. C’est classique, nous n’avions qu’à régler ça hier au soir.
Petit déjeuner rien à dire. Nous partons sans avoir visité la ville ou si peu, et ni vu le bord de mer. C’est le problème de voyager ou des raids moto, la difficulté de visiter aux étapes car on est vite pris par les petites obligations et logistiques liés au raid. Même prendre des photos n’est pas toujours simple quand on est en route car il faut s’arrêter, poser la moto, enlever ses gants, sortir l’appareil et refaire la même chose en sens inverse pour repartir. Résultat, peu de photos par rapport aux promesses que nous nous étions faits avant de partir, quelques unes tout de même.
On commence par prendre la route RN12 qui est dans un état lamentable à cause du dernier cyclone passé dans la région.
Nous refaisons le plein à Vohipeno avant de quitter la côte pour aller plein Est direction Ikongo. Nous avons quelques difficultés à trouver l’embranchement de la route mais une fois trouvé nous continuons sans arrêt jusqu’au bac de la rivière Matatana. De l’autre côté commence la piste vers Ifanirea et Ikongo.
Pistes correctes, légèrement caillouteuses mais sans difficultés, paysages boisés, nombreux cours d’eau et chutes.
A partir d’Ikongo la piste longe une rivière et serpente au milieu des plantations et des petits villages. Malheureusement c’est une piste qui a été empierrée il y a quelques années et depuis qui s’est dégradée donc c’est une succession de trous et de passages alternés de cailloux et d’ornières, fatiguant ! c’est à mon tour d’avoir mal aux bras. Lionel passe devant et ouvre le chemin.
Là, il faut laisser Lionel s’exprimer dans une de ses maximes favorites : « Pas de Bras pas de Chocolat ! », c’est beau, c’est profond, respect ! Je laisse le lecteur méditer ! Envoyer vos commentaires que je ferais suivre à l’intéressé.
Nous croisons la voie de chemin de fer, ligne Fiananrantsoa – Manakara à Tolongoina, le train y est d’ailleurs. C’est une des 20 et plus gares d’arrêts le long des 10 heures, quand tout va bien, du trajet. C’est une expérience à faire, ne pas quitter Madagascar sans cette aventure.
En milieu d’après midi nous arrivons sur la route nationale RN25 au niveau d’Ifanadiana. Nous y recherchons un hôtel. Un local nous emmène vers un « hôtel » constitué de cabanes de chantiers de récupération et on nous annonce un tarif qui nous fait fuir immédiatement, encore le coup du vazaha de passage. Comme il n’y a rien d’autre nous continuons jusqu’à Ranomafana où nous nous posons à l’Hôtel Cristo en bord de route. Nous sommes les seuls clients de cet immense complexe avec bungalows. Le soir au dîner, seuls dans la salle, nous inventorions les maximes et multiples dédicaces, dessins, gravures et autres bondieuseries qui ornent les murs. En discutant avec le patron, il nous apprend qu’il avait une grande entreprise de transport routier à Tana et suite à une maladie d’où il est sorti « miraculeusement guéri » il a décidé de se consacrer à Dieu. Après avoir vendu son affaire il a investi tout son argent dans cet hôtel de Ranomafana qu’il gère en famille. Lui, occupe aussi son temps en prêches et autres œuvres religieuses dans tout les environs. A chacun son destin ! D’où l’Hôtel Cristo pour ceux qui n’auraient pas percuté….
Etape du jour : 310 km, plein les bottes comme on dit.
A propos de bottes, à force de traverser des gués et des rivières on finit par avoir des bottes trempées tous les jours et le matin quand il faut enfiler des chaussettes humides dans des bottes humides c’est la grimace ! Conclusion : emporter au moins une paire de chaussettes sèches et faire sécher les autres sur le dessus du sac en roulant, c’est très chic et efficace !

Jour 9 - le 13 Mai
Ifanadiana – Ambositra : 154 km
L’étape de ce jour, je la connais pour l’avoir faite en VTT en 1996 quelque chose comme ça. Vincent, mon compagnon de randonnée de l’époque m’avait accompagné pour faire cette traversée de 3 jours au départ d’Ambositra vers Ifanadiana. J’ai donc quelques souvenirs, surtout des bons et d’une piste relativement facile et en bon état excepté l’absence de quelques ponts nous obligeant soit à porter les vélos soit à se mouiller les pieds.
Ben, depuis 1996 ça c’est pas arrangé la piste ! C’est quasiment la cata et puis nous sommes dans la forêt de l’Est faut pas oublier et donc il y a de l’humidité dans la région.
La première partie jusqu’à Ambohimanga Atsimo est très accidentée mais pas difficile techniquement. On passe d’une vallée à l’autre, traverse des villages qui semblent perdus au milieu de cette forêt, et puis toujours sous un ciel clément depuis le départ.
Il y a bien quelques petits bourbiers mais rien de méchant ainsi que des traversées de petits ruisseaux sur des troncs d’arbres ou des restes de structures métalliques, un peu d’équilibre et d’acrobatie pimentent le voyage. Je n’oublie pas aussi une traversée à gué d’une vraie et large rivière. Moi prudent je pars à pied faire la reconnaissance et j’estime que c’est prendre trop de risques à la tenter en moto car le courant y est assez fort et le fond de la rivière couvert de galets et plaques rocheuses qui me paraissent trop glissants. Je m’y engage alors en poussant la moto aidé par un villageois qui sera ravi de se faire un petit billet.
Une fois de l’autre côté, je vois mon Lionel qui fièrement fait le beau en traversant sur sa moto tout seul comme un pro, chapeau !
A noter l’unique crevaison de la randonnée, elle est pour Lionel, roue avant. Démontage, réparation et remontage en deux temps trois mouvements.
La deuxième partie c’est pas le même topo. De la belle piste faite en 96 il n’en reste plus rien, quand je dis plus rien c’est plus rien de rien. Par moment on passe dans des ornières profondes de 50 à 60 cm remplies de boue liquide, de pierres, branches et divers objets, elle-même au fond de tranchées de plus de 2 mètres de profondeur, on croît rêver ! Alors bien entendu il y a des passages pour les piétons et les deux roues qui, nombreux, empruntent cet axe. Il est au dessus au milieu d’autres ornières, parmi la végétation et donc faut pas les rater car si vous faites comme moi vous vous retrouvez à galérer au fond d’une tranchée, la moto à moitié dans la boue, à essayer de vous extirper de cet enfer boueux. En définitive ça fait de belles photos mais pas de bol elles sont floues, la fatigue je vous dis.
Mais il n’y a pas que les tranchées à ornières, il y a aussi une côte démentielle d’au moins 10km, j’exagère pas et faite que de cailloux. Une technique et une seule : faut du gaze et pas s’arrêter, fermer les yeux, non bien les ouvrir et être hyper concentré et ça passe, à peine croyable, une fois en haut on se dit rayonnant : « on l’a fait et en plus sans se vautrer ! »
Tout ça nous emmène en fin de journée à Ambositra pour seulement 180 km en 10 heures quasi ininterrompues. Encore une belle journée de moto, nous sommes venus pour ça.
A mon tour de sortir à Lionel, qui se plaint de ses bras, son inénarrable « Pas de Bras pas de Chocolat ». On se marre !
Etape du jour : 180 km.

A Ambositra nous descendons à l’inévitable Grand Hôtel d’Ambositra. Vieille institution dont les infrastructures sont inchangées depuis depuis comme on dit à Madagascar d’une chose qui est vraiment ancienne. Le soir dîner pantagruélique, ça creuse la moto, avec double dose de foie gras à l’apéro et en entrée, carpaccio de zébu, écrevisses, viandes…. Stéphane le patron a du mal à y croire ! Le tout avec récital de musiques malgaches, chansons anciennes, ambiances carrément nostalgie qui va bien avec le cadre de l’hôtel.

Jour 10 - le 14 Mai

Ambositra – Antsirabe : 141 km
Ce jour démarre par une séance de mécanique chez le mécano spécialiste moto du bourg. D’abord il faut le trouver, pas simple et puis une fois chez lui ou devant son atelier enfin sa cour car il travaille dehors vous hésitez à lui confier votre moto. Le problème c’est de changer les roulements de roue arrière sur la moto de Lionel. On peut vraiment parler de jeu et même de grand jeu car sa roue se balade dangereusement. On trouve tout de même des roulements dans une quincaillerie locale et la réparation est effectuée de main de maître par le mécano.
Nous repartons direction Antsirabe via Fandriana. Petite journée en perspective sur des pistes pépères. C’était bien une journée facile surtout après les expériences passées.
Les paysages sont toujours aussi superbes surtout sur les hauts plateaux après Fandriana. Depuis une année j’y suis passé plusieurs fois et à chaque fois on s’arrête un peu pour admirer le paysage.
Etape de seulement 154 km.

Nous descendons au Trianon. Excellente adresse que nous recommandons vivement. Tarifs attractifs, chambre impeccable, restauration superbe et service irréprochable ….

Jour 11 - le 15 Mai

Antsirabe – Antananarivo : 197 km

Au réveil, Antsirabe est noyé dans un brouillard bien dense, il fait frisquet dans l’hôtel.
C’est plus la même chose dehors sur la route, là c’est carrément du glacial, il doit faire moins de 10°C et avec la vitesse sur la route je suis gelé, les doigts, les pieds avec les bottes mouillées, ma veste légère…..on s’arrête tous les 10km pour se réchauffer les mains sur le moteur ou le pot d’échappement.
En prenant la route vers Faratsiho on prend de l’altitude et nous passons au dessus de ce brouillard pour retrouver un soleil magnifique et des températures plus clémentes.
Au km 40 de la RN1 nous bouclons ce raid pour arriver sur Tana en milieu de journée.
Etape du jour : 212 km.

Epilogue
Voilà un magnifique circuit réalisé en 11 jours qui nous a fait voir des paysages très variés et des conditions de pilotage de toutes sortes.
La première satisfaction c’est de finir ce circuit sans un seul problème (une panne d’essence, un changement de pneu et une crevaison ne sont que des anecdotes) ni aucune chute conséquente (quelques petites gamelles tout de même).
Chaque journée aura été différente de la précédente et tout ça avec une météo excellente (une seule averse le premier jour).
Notre équipe montée au dernier moment a bien fonctionné.

Les chiffres :

Kilométrage réel effectué : 2252 km (100 de plus pour moi) au lieu des 1968 km d’après les cartes.
Budget par personne : 275 euros, soit 25 euros par jour hébergement, restauration et essence comprises.
Préparation des motos : pneus neufs.

En conclusion, il nous aurait fallu 2 jours de plus pour mieux apprécier la randonnée afin d’avoir des jours de repos. Rouler tous les jours est vraiment exigeant et demande une sacrée santé et surtout un bon entraînement avant (ce que nous avions tous les deux).
D’autres récits de randonnées sont en préparation car il y en eu d’autres, moins longues mais tout aussi intéressantes.



 





 
 

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