Mantasoa

Localisation






Mantasoa, Qui n’est pas mûr pour le bien
 
Situé à une soixantaine de kilomètres de la capitale, le lac de Mantasoa est un lieu de villégiature idéal pour de nombreux Tananariviens. Ce site plein de charme et de pittoresque permet de se retrouver au calme au milieu des immenses pinèdes qui s’étendent jusqu’aux abords du lac. 
En saison chaude, on sera surpris d’entendre le chant des cigales au milieu des pins odoriférants, et ce n’est pas sans rappeler certains coins du Sud de la France.
 
Le lac de Mantasoa 
C’est à la construction d’un barrage servant à régulariser le cours de l’Ikopa que l’on doit cet immense plan d’eau artificiel datant de 1937, et stockant 110 millions de m3 d’eau. Ce lac a donné au site de Mantasoa une toute autre image créant un véritable essor touristique. Parfaitement intégré dans un paysage vallonné, il a un charme unique et l’on se perd parfois dans ses nombreux méandres.
 
La Cité Industrielle de Jean Laborde (1837-1857) 
C’est à proximité du lac artificiel actuel que Jean Laborde, sur l’ordre de la Reine Ranavalona 1ère, édifia un vaste ensemble industriel unique en son genre pour l’époque, et dans cette partie du monde. Des vestiges permettent d’imaginer l’importance de l’œuvre et le fonctionnement de cette cité industrielle.

Jean Laborde construisit de nombreux ateliers aussi divers qu’étonnants pour l’époque où charpentiers, tourneurs, forgerons, ajusteurs et de nombreux ouvriers œuvraient à la fabrication d’armes tels que canons, fusils, sabres et même des munitions, et aussi à la production de briques, de tuiles, de savons, d’acides, de peintures et autres produits manufacturés.

En plus des bâtiments industriels, Jean Laborde avait érigé une véritable ville qui avait une forme circulaire et en son centre, au sommet même de l’éminence, était bâtie la résidence d’été de la Reine Ranavalona. Jean Laborde demeurait alors durant ses longs séjours dans une maison de bois située au nord des usines. Malheureusement, cet ensemble industriel ne résista pas longtemps aux convulsions politiques de l’époque et, disgracié par Ranavalona, Jean Laborde s’exila à l’île de la Réunion en abandonnant son œuvre. Dès son départ, les ouvriers détruisirent en partie ses réalisations, et le temps fit le reste. 

A l’heure actuelle, on peut encore apercevoir certaines parties de ce vaste ensemble. Le haut fourneau et le four à cimenter sont encore visibles ainsi que les ruines des fours à poterie et à chaux, le bâtiment servant de fonderie est toujours debout. De la résidence royale, il ne reste plus rien. Par contre, la maison de Jean Laborde a été reconstruite sur son emplacement original. Certaines des boiseries d’époque ont put être sauvées et ont été incorporées à l’ouvrage. 
 
Le tombeau de Jean Laborde
Baptisé “Soamandrakizay” ou le bonheur éternel, il avait été construit et nommé ainsi par Jean Laborde lui-même. Ce dernier mourût le 27 décembre 1878 à l’age de 73 ans. Ses funérailles furent traitées avec faste et selon les honneurs dus à son rang : un important cortège accompagna la dépouille jusqu’au tombeau sous les coups répétés des canons, pendant que l’orchestre royal jouait de la musique funèbre.
 
Antananarivo à Lac de Mantasoa 
Bonne route goudronnée jusqu’à Manjakandriana (47 km) Bifurcation piste au milieu du village (12 km jusqu’au village de Mantasoa) en mauvais état. Une autre piste en meilleure état peut être empruntée 9 km après Manjakandriana, bifurquer à droite à Ambatolaona.