Diégo-Suarez (Antsiranana)

Localisation




 
 
La ville d’Antsiranana, que l’on nomme encore Diégo-Suarez est située sur un promontoire au sud d’une baie magnifique (la deuxième du monde pour sa superficie après celle de Rio de Janeiro). Troisième port de Madagascar, la ville compte 80 000 habitants environ. L’architecture générale de la ville rappelle plus d’un demi siècle de présence de l’armée française. Bâtiments militaires, Hôtel de la Marine, arsenal, artères rectilignes et parallèles sont là pour témoigner de ce proche passé. Carrefour chargé d’histoire, la ville compte de nombreuses communautés pour la plupart commerçantes mais aux origines diverses : Yéménites, Somaliens, Comoriens, Arabes, Chinois, Indo-Pakistanais, Français cohabitent avec les populations Antankarana et Sakalava.

 
Le 10 avril 1500, le navigateur portugais Diégo-Diaz est le premier Européen à découvrir la Grande Ile. Il la baptisera “Ile Saint Laurent” (du saint du jour de son arrivée). Peu de temps après, il mouille dans la baie qui prendra plus tard le nom de Diégo-Suarez en son souvenir et de celui de Fernando Suarez qui y passera également  en 1506. Un siècle plus tard, le Français François Cauche en route pour Sainte Luce y fit une halte le 26 juin 1638. Puis le pirate français Misson et un prêtre Italien nommé Caracciolo créent à la fin du XVIIe siècle une république “avant l’heure” baptisée “Libertalia” fondée sur un principe d’égalité et ouverte à tous sans distinction de nationalité. La communauté mit en place un système de défense contre d’éventuelles attaques navales anglaises ou françaises. Mais ce furent les autochtones qui détruisirent la cité par l’intérieur des terres.


 
Dès 1885, La ville de Diégo-Suarez passa sous le contrôle de la France et prit alors de l’importance grâce à l’installation de la marine française, d’un arsenal et de plusieurs casernes. La Légion étrangère quitta la ville en 1975, mettant un terme à une présence française de près d’un siècle. 
 

 
Troisième port de l’île, Société de Constructions et de Réparations Navales (SECREN), pêche, brasserie, tannerie, conserverie, salines, rizerie, huilerie, savonnerie, tourisme…



Le cimetière britannique 
Cimetière situé en ville. 
Durant la seconde guerre mondiale, la bataille qui opposa les forces coloniales françaises, alors du côté du gouvernement de Vichy, aux forces anglaises qui devaient impérativement s’emparer de la base stratégique de Diégo-Suarez, fit de nombreuses victimes. La plupart ont été enterrées à Diégo dans un cimetière créé à cet effet. Les stèles blanches alignées mentionnent l’identité et l’âge de ces soldats. Le cimetière est entretenu par une commission des pays du Commonwealth. 
 
Le pain de sucre
Ilot rocheux d’origine volcanique situé au Sud de la baie de Diégo. On l’aperçoit de la route qui mène à Ramena. Des cérémonies traditionnelles (fijoroana) y sont pratiquées régulièrement. 

 
La plage de Ramena (20 km)
Cocotiers, cases traditionnelles de pêcheurs, barques et pirogues, filets en réparations, sable blanc, rien ne manque au cliché de la plage “carte postale”. 
Un endroit sympa pour la baignade, la pêche et le farniente. 
Le week-end, l’animation s’intensifie avec l’arrivée des familles qui viennent pique-niquer et se détendre. Pour se rendre à Ramena on peut prendre un taxi ou le bus qui assure une liaison le dimanche seulement.
 
La mer d’Emeraude
Site d’une beauté presque surnaturelle. La faible profondeur d’eau conjuguée à un fond sablonneux donne une teinte turquoise à cette petite mer intérieure. 
Prévoir de partir de très bonne heure car il est difficile de passer à marée basse à la fausse passe (très faible tirant d’eau et patates de corail à fleur d’eau). Les pêcheurs de Ramena se feront un plaisir de vous y conduire à bord de leur barque. (Bien négocier le prix avant...). 
Sortie à éviter par mer agitée.


La baie des Dunes et la baie des Pigeons
Un coin superbe et très peu fréquenté. Plage de sable blanc. Route de Ramena jusqu’au PK 17, puis bifurcation en direction de la baie, piste sablonneuse. 

La baie des Sakalava
Un enchaînement de baies toutes aussi belles les unes que les autres, mer turquoise bordée de longues plages de sable blanc. Deux îlots sympas auxquels on peut accéder à pied à marée basse. Souvent ventée, la baie des Sakalava est le lieu de prédilection des “fun boarder” locaux qui s’éclatent dans de bonnes vagues…. 
Accès : route de Ramena jusqu’à la bifurcation au PK 13 puis 5 km de piste sablonneuse. 
 
La montagne des Français 
Baptisée ainsi, en raison des combats qui opposèrent en 1942 les forces coloniales françaises, alors du côté du gouvernement de Vichy, aux Anglais. Sur les hauteurs de la montagne, des vestiges de fortifications et habitations témoignent de cette présence militaire (ancien fort de la Légion Etrangère Française). De nombreuses grottes sur les hauteurs peuvent être par ailleurs visitées. Un magnifique panorama s’ouvre sur la ville, la baie et son pain de sucre.
Accès : Prendre la route en direction de Ramena, jusqu’au PK 9 km  où un chemin sur la droite mène au sommet. L’unique moyen est la marche à pied (2 h de marche environ) ce qui laisse le loisir d’apprécier la végétation locale (aloès, baobabs, etc). Lors de l’ascension, on traverse un tunnel creusé à main d’homme qui permet d’accéder au fortin, (ne pas essayer de redescendre par une autre voie).
 
Vers le Cap d’Ambre
La découverte des sites au nord de Diégo nécessite en raison de l’état des pistes un 4x4, une moto ou pourquoi pas un VTT. Certains taxi-brousses s’engagent jusqu’au village d’Ambodimanga. La piste qui mène jusqu’au village d’Antsisikala traverse un relief calcaire très pittoresque (Cheminées de fées). La côte magnifique semble avoir été déchiquetée. On remarquera le long de la piste les imposants baobabs. Nourriture et gîte possible “chez l’habitant”, mais prévoir tout de même de l’eau et quelques vivres.

Les salines
Situées à 15 km env. de Diégo-Suarez, les salines peuvent être visitées. 

La baie du Courrier et baie d’Ampasindava. (30 km environ à l’ouest)
Accès par la route goudronnée jusqu’au croisement d’Antsahampano (à droite la piste va au Cap d’Ambre). Ensuite suivre une piste jusqu’à Ampasindava, petit village côtier situé à l’extrémité Sud de la baie où les plages se succèdent sur une dizaine de kilomètres. A partir d’Ambodimanga desservi régulièrement par les taxi-brousses, un chemin permet de gagner le Nord de la baie en quelques deux heures de marche et par la même occasion de se rendre au “Windsor Castle”. Possibilité de gagner la petite île de Nosy Hara en pirogue. 



Le Windsor Castle (40 km env. au nord-ouest)
Important monolithe que l’on peut apercevoir de Diégo (plus élevé que la Tour Eiffel), du haut de ses 391 m. Le point de vue vaut largement le déplacement. A l’ouest, le bleu du canal du Mozambique et les deux petites îles Nosy Hara et Nosy Hao, à l’est des villages, la baie et la ville de Diégo, au Nord la pointe du Cap d’Ambre, au Sud la baie du Courrier. Des traces de fortification sont encore visibles et témoignent de son occupation par les Forces de Vichy durant la 2ème guerre mondiale. Les Anglais s’en emparèrent lors de la libération de Diégo.
 
Diégo-Suarez à Ambilobe (131 km)
RN 6. Bonne route bitumée. 
Il existe une gare routière située au sud (route de l’Ankarana) et à l’ouest (route de la Pirotechnie). Pour la plupart des destinations, il est sage de réserver préalablement sa place.