La descente de la Tsiribihina

Localisation





 
Dans le pays du Menabe les différences de paysages prennent toute leur signification. Vous n’êtes plus sur les hauts plateaux et pas encore sur la côte.


 
Le Menabe est riche, par ses eaux et ses cultures et peut se découvrir vraiment par le fleuve. Les traditions immuables, au rythme de l’eau et des saisons sont les garantes d’un pays sous haute protection de ses sites naturels, de sa faune et de sa flore. La manière la plus confortable pour parcourir la Tsiribihina est la descente en chaland à moteur. Ils sont le plus souvent équipés pour les groupes et ont une autonomie suffisante en embarquant à bord les denrées, l’eau et le matériel de bivouac.
 
Vous avez aussi la possibilité de descendre le fleuve en pirogue qui demeure une solution économique mais risquée et fatigante. 
Le fleuve Tsiribihina se descend sur un parcours d’environ 150 km. Les bivouacs sont organisés sur les grands bancs de sable, où quelques lémuriens viendront peut être vous déranger, plus rarement, les crocodiles, qui restent eux, dans les gorges du fleuve et que vous apercevrez du chaland. Les tortues d’eau et les lémuriens sont les spectateurs tranquilles aux abords du fleuve. Les oiseaux, hérons, canards à bosse et autres sarcelles vous surprendront par leur nombre. Les fameuses “Fanihy” (chauve-souris) Pteropus rufus qui tourbillonnent à la tombée du jour seront aussi les actrices d’un voyage passionnant.
 
La montée vers la cascade merveilleuse, sera une halte reposante. Après la couleur rouge de la Tsiribihina vous pourrez vous baigner dans les eaux cristallines des piscines naturelles de calcaire blanc. Le passage des gorges à travers le massif du Bemaraha est également un des points forts de la descente. Les premiers baobabs seront l’annonce des plaines aux abords du Bemaraha où les plus aventureux pourront suivre la piste qui mène aux Tsingy, rochers karstiques, œuvres du temps, de la terre et de la mer, site géologique unique.
Au retour vers Morondava, vous continuerez sur une piste de latérite, où la terre et les feuillages se confondent dans la couleur des soleils couchants. N'appelle t’on pas Madagascar, “l'Ile Rouge” ? A quelques kilomètres de Morondava les seigneurs de ce lieu, les baobabs demeurent les sentinelles d’un pays où chaque habitant garde vivant le souvenir des ancêtres...

 
Fiche technique
La descente de la Tsiribihina est un périple de trois (chaland) à cinq jours (pirogue) qui traverse des contrées complètement sauvages. Selon le niveau d’eau du fleuve, les départs auront lieu d’Ampieky (45 mn depuis Miandrivazo) ou de Masiakampy (2 h). 
Si vous voulez poursuivre votre circuit dans les tsingy, il faut débarquer à Belo sur Tsiribihina. Si vous voulez regagner directement Morondava par la piste, il faut débarquer à Tsaratoana. Des taxi-brousses vous permettent de regagner Morondava.
 
En pirogue
Localement, des piroguiers louent leur service pour la descente. Auparavant il faut bien négocier des conditions (nourriture, boissons, débarquement, etc.). Pour un périple en pirogue, il est utile de se munir d’une moustiquaire ou d’une tente, de tortillons anti-moustiques, de quoi faire du feu, d’une bonne torche, d’un emballage étanche (papiers, appareil photo…), d’une natte ou d’un matelas mousse et de vêtements chauds et d’eau potable ou filtre à eau. 
 
Miandrivazo à Malaimbandy (115 km)
Route difficile et coupée en plusieurs endroits. 
Déviations avec tronçons de piste. 
Miandrivazo à Ankavandra (124 km)
Piste saisonnière très difficile en 4 x 4